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KUENLIN, Franz (1781 – 1840)

[Remarque: cet extrait se retrouve parmi les citations d'auteurs parce qu'il intéresse quelques amis d'un village qui compte actuellement un peu plus de 300 habitants mais où le curé confessait 3 à 4000 ouailles au XVIIe siècle.]

MENIÈRES, (Ménières, Mignières, Minuières, Menyères, Mesnières, Minières), paroisse de la préfecture de Surpierre et du décanat d'Avenches, contenant 248 poses de prés, plus ou moins marécageux, 508 de champs, 193 de forêts; 179 habitans et 50 bâtimens, assurés pour 36,350 frs. Dans le village on trouve l'église (St.-Denys) dont le gouverne [sic] a la collature sur la triple présentation du propriétaire du fief de Cugy, 1 cure, 1 auberge, 1 moulin, 1 détail de sel, 1 bureau de péage pour les boissons, 41 habitations et 6 bâtimens divers. Cette petite seigneurie appartenait à la maison de la Molière, dont Perrod, en 1323, vendit des cens directs aux Dominicaines d'Estavayé.

Jean de Loys, co-seigneur de Marnans, y possédait des droits féodaux en 1541. Le droit du seigneur de Cugy sur le patronage de l'église de Ménières est reconnu en 1561. En 1581, les justiciables du château de Surpierre furent séparés de ceux de Cugy. L'hôpital de Moudon vend à l'Etat de Fribourg des cens à Ménières pour la somme de 900 fl., 1628. L'an 1688, 31 décembre, le gouvernement acheta la co-seigneurie de Ménières de l'avoyer Lanthen­Heid pour le prix de 6000 écus. En 1758, des échanges de droits féodaux à Ménières, Corselles et Villars eurent lieu entre les Etats de Berne et de Fribourg. Il y avait autrefois à Ménières une léproserie, qu'on appelait hôpital, et les érudits ne manquent pas de dire très doctement que min, signifie eau, ruisseau, et er, terre, terrain bas et humide (1). Quant à nous, nous expliquerons seulement ce qu'on entend par la mort de Ménières. A l'approche des Suédois, en 1639, les habitans de la Franche-Comté se sauvèrent en Suisse, et y apportèrent une fièvre maligne, qui du mois de janvier à celui d'août emporta bien du monde à Ménières, où ces étrangers venaient de plusieurs lieues, pour assister à la messe. Beaucoup s'y étaient fixés. La peste qui survint fit encore de plus grands ravages; en trois jours huit maisons, pendant l'espace d'une semaine quinze, et enfin toutes celles de la paroisse, à l'exception de la cure et de quatre autres, furent infectées, de sorte que le curé eut à administrer, un jour, quinze pestiférés dans la matinée, tant indigènes qu'étrangers; ces derniers étaient en si grand nombre dans le voisinage que durant la quinzaine de pâques il se présenta 3 a 4000 personnes pour se confesser, et qu'il y eut des jours ou environ 1000 eussent voulu s'approcher des sacremens. 1717, un arrangement eut lieu entre l'Etat de Berne et le curé de Ménières au sujet de la dîme de ce dernier lieu et celle de Fétigny. D'après un acte de l'an 1560, il était défendu à la commune d'aliéner des prés à clos à des étrangers, cet acte fut confirmé en 1739. D'après le décret du 21 janvier 1818, "Aucun individu étranger au canton qu'il y soit légalement domicilié ou non, ne peut y acheter ou acquérir d'une autre manière une propriété foncière, à quelques exceptions près, à moins d'en avoir obtenu à l'avance la permission du Conseil d'Etat", pour laquelle la chancellerie perçoit un émolument de 4 à 50 frs.

(1) Étrennes fribourgeoises, 1808,  p. 92

Franz Kuenlin, Dictionnaire géographique, statistique et historique du canton de Fribourg, tome I, pp. 120-123, éd. Louis Eggendorfer, 1832.

[Orthographe et syntaxe originales conservées.]